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TERIASIRA EN BREF
si tu as peu de temps ! |
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Une présentation rapide de l'histoire, des buts et des réalisations de Teriasira pour les personnes qui n'ont pas le temps de parcourir les rubriques du site qui relatent en détail près de 20 ans d'existence. Les liens permettent d'atteindre directement les prolongements qui pourraient t'intéresser. Pourquoi cette ONG ? (historique détaillé) Lors d'une visite à Banfora au Burkina Faso, je me suis rendu compte que des enfants ne sont pas scolarisés. En tant qu'enseignant, ce fut le déclic, il fallait faire quelque chose. La première action fut de fonder une école enfantine à Tarfila, village faisant partie de Banfora, afin d'inciter les parents à préscolariser leurs enfants. Nous y avons construit et équipé un bâtiment, et salarions une animatrice qui accueille entre 40 et 50 enfants chaque année. Si au début nous devions insister et convaincre les parents, le succès de l'initiative fut tel qu'après quelques années nous avons dû refuser des enfants !!! Lors d'une de mes visites, c'était en 2010, (j'en profite pour préciser qu'elles sont entièrement financées de façon privée, sans recours aux caisses de Teriasira), j'ai été invité à une cérémonie de remise de matériel scolaire à 160 enfants vulnérables par l'ONG locale Djiguitougou. J'y ai rencontré ses responsables. Il s'agissait d'éducateurs de l'action sociale et d'enseignants qui prélevaient une partie de leur salaire pour aider les OEV (orphelins et enfants vulnérables) à être scolarisés, l'Etat ne s'en occupant pas. Je leur ai promis alors que j'allais chercher ces financements en créant officiellement une ONG, ce fut Teriasira (en dioula, la langue locale, teria = amitié, sira = chemin), d'où "Chemin de l'amitié"). Avec les partenaires locaux, nous avons convenu du deal suivant: eux s'occuperaient bénévolement de placer ces enfants nécessiteux (actuellement 200 pris en charge) dans les classes de la ville et de contacter les familles d'accueil (traditionnellement, au Burkina Faso, la parenté proche est tenue de prendre en charge les enfants des défunts), alors que Teriasira financerait l'achat de kits (matériel) et l'encadrement extrascolaire. Parallèlement, une autre ONG poursuivant les mêmes objectifs (elle soutient environ 50 OEV), s'est ajoutée à notre programme, ce qui porte aujourd'hui notre soutien à 250 enfants nécessiteux. En plus de ces deux projets atteignant respectivement 18 et 15 ans de collaboration fructueuse (pour un budget annuel d'environ 8000 CHF), de nombreux autres, plus ponctuels, se sont enchaînés. En effet, lors de chacune de mes visites, j'ai constaté l'existence de plusiers besoins, bien réels, mais malheureusement le fameux nerf de la guerre, l'argent, faisait défaut pour les concrétiser tous. La suite... Depuis plusieurs années, nous préparons, avec mes partenaires locaux, l'après-Teriasira. Les projets de coopération doivent viser à une autonomie à terme des bénéficiaires. Si cette autonomie est plus évidente et aisée pour les projets générateurs de revenus (poulailler, atelier, maraîchage...), c'est beaucoup plus compliqué dans l'enseignement, qui par définition ne génère pas de bénéfice matériel. Toutefois, il y a un immense bénéfice de compétences. C'est pourquoi nous avons établi un plan de parrainage des enfants pris en charge actuellement par les premiers bénéficiaires, qui, grâce à l'aide de Djiguitougou, ont acquis une formation qui leur permet d'avoir une activité rémunérée. Cette idée de cercle vertueux amenant à l'autonomie est innovant. Il permet de répondre à l'adage "servir puis disparaître". Il assure la pérennité du projet, et de plus est exportable. C'est ainsi que nous avons annoncé aux responsables que nous allions cesser progressivement notre soutien dès 2026, après 19 ans. La réaction fut catastrophée. La situation sécuritaire et économique actuelle ne permet pas de reprendre le flambeau par ce biais. Ils nous prient de poursuivre notre aide... J'ai l'impression d'avoir engendré une hydre, dont les têtes sont des enfants nécessiteux.... Pour le centre préscolaire, l'autonomie est également plus compliquée, n'étant pas (encore) reconnu officiellement par l'Etat. Des démarches sont en cours, mais n'ont pas abouti. Il reste donc totalement privé, dépendant de nous. L'arrêt des financements risque de mettre en péril l'existence même du centre. D'où mon appel à l'aide pour assurer son avenir pour encore une année, période de transition avant la reconnaissance. C'est mon dernier combat pour Teriasira. Si tu as du temps, n'hésite pas à visiter d'autres rubriques depuis la page d'accueil: les vidéos (en bas à droite), les bulletins réguliers qui relatent l'état des lieux avec photos d'année en année (en haut à droite) entre autres... Teriasira a financé des projets pour environ 210'000 CHF depuis sa création. Près de 20 ans d'enrichissements humains grâce à cette expérience, ça n'a pas de prix... et surtout merci à toutes celles et ceux qui m'ont appuyé dans cette aventure, qui n'est pas tout à fait terminée ;-) Christian, novembre 2025 |